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Poésie contemporaine, des mots et des vies livre et ebook

Friedrich petit

( Homme et femme regardant la lune, tableau de Friedrich )

  

 
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  Vous pouvez me contacter ici : dana04@live.fr .

 

Mes livres ici : http://dana7.e-monsite.com

 

Des mots et des vies

(réédition plus complète du livre des mots à l'âme aux éditions Aparis)

 

Couvmotsvie

 

 

 

 

Des mots et des vies, livre papier et Ebook (à télécharger) ici :  http://www.thebookedition.com/des-mots-et-des-vies-patricia-lepetit-p-97713.html

 OU sur demande en librairie.

Extrait du livre :

 

Un jour peut-être

Tant de printemps se sont écoulés depuis ma venue.
Tant de meurtrissures j'ai cicatrisé au fil des ans.
Pour mes trois anges je respire encore, pour ne pas leur faire peine.
Je voudrais jeter l'ancre d'algies, enfin me mettre à nu
devant toi, existes-tu, toi qui serait mon aimant ?
Tels deux lianes emmêlées enlaçant le tronc d'un love chêne.

Un jour peut-être,
je croiserai ton regard.
Un jour peut-être,
sur le quai de la love gare.

Moi qui griffe, qui douce, qui chaleur, qui froideur j'insinue,
que l' abeille et papillon peuvent s'aimer passionnément,
mêlant différences sans pour autant se bouffer l'oxygène.
S'enlacer au gré du vent dans la brise chaude. Menu :
Entrée : toi. Plat : moi. Desserts : au choix : bof ou passionnant.
T'es pas motivé ? Va-t'en, la love attitude je dégaine.

Un jour peut-être,
dans ce monde plein de barbares.
Un jour peut-être,
tu zapperas les connards.

Depuis longtemps parler de love je me suis abstenue.
Je ne vais pas m'attarder, c'était comme ça en passant !
Mais à force de voir dans l'actu ne s'exprimer que la haine,
ma pensée dérive, jetant l'ancre au fond de l'inconnu
plongeant dans les abysses, se fixe sur un roc accueillant,
carpe diem c'est ma devise, alors stop le délire, je freine.

Un jour peut-être,
être seule, c'est pas une tare.
Un jour peut-être,
j'suis sur le quai d'la love gare.

 

Il neige

Gifs artistiques ici : http://gifsartistiques.artblog.fr/

Ce soir il neige et personne ne sait.

Ce soir il neige et tout le monde passe devant.

Recouverte du linceul de flocons,

étourdie par le froid elle a dit non.

Non pour continuer seule, affligée,

non sans force aucune pour continuer.

 

Il neige, il neige...

 

Adolescente, lassée des blessures.

Trop seule, trop fragile, trop pleine de cassures.

Ses cris restés sourds au monde de con-

voyeurs de vies de réussite, abscons.

La surdité des hommes mène parfois

les jeunes cœurs au tréfonds du désarroi.

 

Il neige, il neige...

 

Ce matin il ne neige plus sur elle.

Ce matin le petit tas blanc mont d’elle.

Dans son sépulcre glacé, anonyme,

elle a rendu le dernier souffle ultime.

Personne ne sait et ils passent, ils passent

De toute façon, que voulez-vous qu’ils fassent ?

 

Il a neigé, il a neigé...

 

Le jour passe et la nuit tombe encore.

Un solitaire, une cloche qui vit dehors

s’arrête près du tas de neige salie

pour ôter d’un doigt une bague jolie

et s’en retourne dans l’indifférence.

Cruauté n’a ni âge, classe ou décence.

 

Il a neigé , il a neigé...

 

Toi qui passes dans la ville où il neige.

Regarde les tas, les petits monts de neige.

Et s’ils saignent ou crient un morne secret,

arrête toi un instant, intéressé.

La fleur happée par la grande faucheuse

n’a rien d’une rose noire de mort contagieuse.

Il a neigé et neigera encore...

 

 

La fin de monde

Ca y est, pour une énième fois on nous l'annonce,
la fin du monde c'est pour le 21,
le 21 décembre 2012.
Tout va s'écrouler, les mondes n'ont pas de réponse
à donner aux hommes apeurés en vain.
Tout finira en immense partouze !
Attends, laisse moi compter jusqu'à douze.

Fin des temps, c'est vrai ? C'est pour quand ?
Fin du monde et alors, où est le problème ?

Qu'en penses-tu toi ? De moi tu attends une réponse ?
Carpe diem, alors moi le 21...
Le 21 décembre 2012...
Je m'en moque, la mort est ma compagne qui m'enfonce
chaque jour au plus profond de son doux sein,
le 21 décembre 2012
ne ferait d'elle que fidèle épouse.

Fin des temps, je m'en fiche, c'est quand ?
Fin du monde et alors, de Dieu l'anathème ?

L'homme est un trouillard, peur de mourir : il renonce.
La crainte de se prendre en main, il se plaint.
Le 21 décembre 2012,
si l'angoisse pouvait les rassembler, pour une once
de courage voluptueux ferait un
doigt d'honneur aux oracles de l'an douze.
Fin du monde 2012, grosse picouse !

Fin des temps, je t'attends c'est quand ?
Fin du monde et alors, c'est pas un problème.

Qu'on arrête de me prendre la tête sinon je fronce
des neurones qui finiront par plus rien.
Le 21 décembre 2012
si ça te fiche la trouille, vis plutôt ta vie, fonce,
même si tout ça c'était vrai, que ces niouses
sur ce mois de décembre 2012
ne fassent de ta vie un immense blues.

Fin des temps, c'est pas important.
Fin du monte et alors, moi c'est carpe diem.


Hors du temps

Elle vit hors du temps, hors des vents, hors de nous
dans un monde parallèle à celui des penseurs.
Elle ne partage rien avec eux, avec nous,
ils ne veulent rien comprendre aux battements de son cœur,
empoisonnant son corps de toxiques de fous
se fichant de la voir peu à peu qui se meurt.

Les silhouettes blanches lui parlent,
mais n'écoutent pas, n'entendent pas.
Les silhouettes blanches lui parlent,
insensibles ne se troublent pas.

Dans sa bulle de douce solitude, calfeutrée,
elle se mure, pareille à un animal planqué,
sonde les orgueilleux cloués sur piédestal
son cas les aurait fait entrer dans les annales.
Mais voilà, leur esprit était trop fermé
dans la normalité elle n'est jamais entrée.

Les silhouettes blanches lui parlent,
mais n'écoutent pas, n'entendent pas.
Les silhouettes blanches lui parlent,
insensibles ne se troublent pas.

Les ans interminables sans levée d'écrou
s'écoulent comme le goutte-à-goutte de son âme draineur,
parmi les zarbis elle referme le verrou
ne livrant à personne le chagrin de son cœur.
En boule non loin le corps frêle s'éloigne de nous,
se referme à jamais dans les limbes de torpeur.

Les silhouettes blanches lui parlent,
mais n'écoutent pas, n'entendent pas.
Les silhouettes blanches lui parlent,
insensibles ne se troublent pas.

Un jour un visiteur, un homme du passé
vint en visite, eux ne savaient qui il était.
Ils dirent que c'était une visite amicale
mais le coup porté au cœur allait être fatal.
Les hommes en blanc avaient laissé, comme livré
la fluette au bourreau qui l'avait consumée.

Les silhouettes blanches lui parlent,
mais n'écoutent pas, n'entendent pas.
Les silhouettes blanches lui parlent,
insensibles ne se troublent pas.
 

Mylène

Gifs artistiques ici : http://gifsartistiques.e-monsite.com/blog

En cet instant triste

où ma mélancolie me sombre dans les ténèbres,

ta voix, déesse à la coiffe de feu

m’échappe de ma torpeur morbide.

Douleur extrémiste,

qui me crucifie au mur des pensées funèbres,

tu chantes et je me perds dans tes yeux,

de tes paroles je suis avide.

 

Déesse au sourire mutin

tu donnes et avec toi ce n’est pas feint.

 

Sur la scène tu pistes

la mesure de tes chants aux paroles concélèbres,

Mylène au sourire tendre, mélodieux

m’exorcise de cet immense vide

et je me désiste

de ma transe mortelle aux cris d’amour de la plèbe

pour elle, ils crient leur love affectueux

mais mon âme résiste, est algide.

 

Déesse au sourire mutin

tu donnes et avec toi ce n’est pas feint.

 

C’est la fin, c’est triste

de te voir partir vers ta solitude célèbre.

Leurs mains battent en coeur, respectueux,

te laissent partir les yeux humides.

Et je me désiste

de ma mélancolie dans le nid doux du grèbe

un instant de sursis doucereux

tu emportes tel un ange mon vide.

 

Déesse au sourire mutin

qui donne et avec elle ce n’est pas feint.

 

Qui suis-je ?

Une cascade de bulles versée sans calcul,

nectar de fête qui me désinhibe.

Je ris, je vis, je te dis tout.

Je ris, je vis, je t’aime partout.

 

Mais qui suis-je ? Ce soir...

 

Sous mes caresses délices, tu capitules.

Je pénètre en toi, telle une amibe.

Et tu dis oui, oh oui à tout !

Et tu dis oui, oh oui dessous !

 

Mais qui suis-je ? Ce soir...

 

Le nectar d’or dégouline en granules,

sous ta langue goulue lascive je vibre.

Oh oui, encore, oh oui, partout.

Oh oui, encore, oh oui, mon tout.

 

Mais qui suis-je ? Ce soir...

 

Nos corps en extase ensemble basculent.

Deux harmonies de corps, ivresses libres.

Je ris, tu vis, on se dit tout.

Je vis, tu ris, on s’aime partout.

 

 

 

Je suis moi ce soir...

 

 

Avec ou sans nectar, d’amour je brûle.

Amour et sexe c’est mon équilibre.

Sexe sans amour : je ne me voue.

Amour toujours, oui, je l’avoue.

 

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